Les diagnostics immobiliers obligatoiresLE DOSSIER DE DIAGNOSTIC TECHNIQUE Ce document rassemble tous les contrôles devant être effectués lors de la vente d'un bien immobilier. Amiante, termites, plomb, gaz, les obligations en matière de diagnostics immobiliers se sont multipliées ces dernières années. D'autres sont en cours d'élaboration. Depuis l'ordonnance du 8 juin 2005, tous ces contrôles préalables sont regroupées dans un dossier de diagnostic technique. Le contenu du dossier de diagnostic technique varie en fonction du bien et des obligations locales. Il doit être présenté lors d'une vente et, dans certains cas, lors d'une location. L’intervention du notaire est primordiale : il informe ses clients de la portée des nouvelles réglementations et valide que les diagnostics et autres contrôles sont bien annexés à l'avant-contrat ou à l'acte de vente. Avec pour objectif, la sécurité et la transparence de la transaction immobilière. Des diagnostiqueurs assurés et certifiésLe diagnostic devra être établi par un professionnel qualifié.
Celui-ci devra garantir son indépendance vis-à-vis des entreprises
de travaux comme des propriétaires et attester qu'il est assuré
contre les risques engageant sa responsabilité professionnelle. Les obligations actuellesL'ordonnance du 8 juin ne crée pas d'obligations nouvelles ; elle rassemble la liste des obligations jusqu'alors accumulées au fur et à mesure de leur création. Le contenu de ce dossier, fixé par la loi, n'est pas figé et pourra évoluer en fonction des nouveautés. Ce devrait d'ailleurs être le cas d'ici peu avec les prochains textes relatifs au diagnostic de l'installation électrique (dans le cadre de la loi "habitat pour tous") et à l'obligation de fournir un certificat de raccordement au réseau collectif (projet de loi sur l'eau et les milieux aquatiques). Le dossier de diagnostic technique doit aujourd’hui comporter :
Tous les logements, immeubles professionnels ou commerciaux dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997 sont soumis à un dépistage de l'amiante. Depuis le 1er septembre 2002, le contrôle en matière d’amiante s’est encore renforcé. Désormais, peu de ventes échappent à l’obligation de présenter un constat de recherche d’amiante. L’amiante a été largement utilisée dans les années 70 compte tenu
de son faible coût, de ses propriétés d’isolation thermique et de
tenue à haute température. Ce que dit la loiL’article 176 de la loi SRU impose à tout vendeur
d’un immeuble, dont le permis de construire a été obtenu
avant le 1er juillet 1997, de produire un constat
d’amiante dès la signature de l’avant-contrat. Ce
constat obligatoire est un acte purement informatif,
signalant la présence (ou l’absence) d’amiante dans une
série de matériaux et produits. Seul un contrôleur ou un
technicien certifié, ayant souscrit une assurance
spécifique, peut attester de la présence ou de l’absence
d’amiante. Il ne doit pas avoir de lien de quelque
nature que ce soit avec le propriétaire ou toute
entreprise chargée d’organiser ou d’effectuer les
travaux ultérieurs. Depuis le 1er janvier 2003 une
attestation de compétence est obligatoire. Les immeubles concernésJusqu’alors la recherche d’amiante n’était
obligatoire que pour les ventes d’appartement. Depuis le
1er septembre 2002, elle est quasi systématique
puisqu’elle concerne aussi bien les immeubles collectifs
que les maisons et les bâtiments à usage professionnel
ou commercial dont le permis de construire a été délivré
avant le 1er juillet 1997.
La démolition est aussi concernée
Depuis le 1er janvier 2002, les propriétaires
d’immeubles construits avant le 1er juillet 1997
sont tenus de procéder à un repérage des
matériaux amiantés avant toute démolition
d’immeuble.
En quoi consiste un diagnostic amiante ?Depuis le 1er septembre 2002, le diagnostic ne se
limite plus aux calorifugeages, flocages et faux
plafonds. Il a été étendu à tous les matériaux de la
construction accessibles à l’intérieur du bien.
Aides et fiscalitéLes travaux entrepris suite à la découverte d’amiante
dans un immeuble d’habitation achevé depuis plus de deux
ans, bénéficient de la TVA à 5,5 %.
Ce diagnostic concerne tous les logements construits avant le 1er janvier 1949.
Depuis le 27 avril 2006, l'état des risques d'accessibilité au plomb
s'appelle désormais "constat de risque d'exposition au plomb". Son
contenu est plus précis. Ce n'est plus seulement le risque
d'accessibilité au plomb qui doit être constaté mais le risque
d'exposition que constitue la simple présence de peinture au plomb
par exemple, et en indiquer la concentration et l'état de
conservation.
Ce diagnostic doit désormais être fourni pour toute vente d'un logement construit avant le 1er janvier 1949 et ce quelle que soit sa localisation. À partir d'août 2007, un constat de moins de six ans devra être joint à tout nouveau bail de location d'un logement construit avant le 1er janvier 1949.
LE CONTRÔLE DES TERMITES ET AUTRES INSECTES XYLOPHAGES Tout acte de vente d'un bien immobilier situé dans une zone infestée doit être accompagné d'un état parasitaire. C'est le cas de la Gironde. La prolifération des termites s’est accentuée et
touche plus de la moitié des départements français. Ces insectes
creusent le bois de l’intérieur, le privant ainsi de son rôle dans
le maintien de la structure de la construction. Une loi qui concerne tout le mondeDepuis le 3 juillet 2000, les occupants des maisons infestées
doivent déclarer en mairie, par lettre recommandée avec accusé de
réception, la présence de termites dans leur immeuble ou leur
terrain. Dans le cas d’un immeuble en copropriété, cette obligation
incombe au syndicat. En cas de démolition aussiEn cas de démolition totale ou partielle d’un immeuble situé dans
une zone contaminée, les bois et matériaux infestés devront être
brûlés sur place ou traités avant tout transport si la destruction
sur place n’est pas possible. Le fait de ne pas procéder à ces
opérations est puni d’une amende de 1 525 €. L’information des acheteurs lors d’une venteToute vente d’immeuble situé dans une zone recensée par la
préfecture doit être accompagnée d’un état parasitaire de moins de
trois mois effectué par un professionnel agréé. En l’absence d’état
parasitaire, le vendeur non professionnel perd le bénéfice de la
garantie des vices cachés. Le neuf est aussi concernéSuite à un décret du 23 mai 2006 (publié au JO du 25) et un arrêté du 27 (publié au JO du 7 juillet), de nouvelles mesures de prévention vont être mises en place, mais dans le neuf cette fois-ci. Elles concerneront les permis de construire déposés après le 1er novembre 2006. Les bâtiments neufs devront désormais être conçus et construits de façon à résister à toute attaque d'insectes xylophages, notamment par l'utilisation de bois naturellement résistants ou préalablement traités. À compter de 2007, dans les zones déjà infestées ou susceptibles de l'être, une barrière de protection devra être prévue entre le sol et bâtiment.
LE CONTRÔLE DES INSTALLATIONS GAZ À la rentrée 2007, ce nouveau diagnostic devra être annexé à tout acte de vente d'un logement;
L'article 17 de la loi du 3 janvier 2003 instaure une nouvelle
obligation d'information de l'acheteur concernant les installations
de gaz naturel lors de la vente d'un logement, qu'il s'agisse d'un
appartement ou d'une maison individuelle.
Un diagnostic de l'installation intérieure de moins d'un an devra être annexé à l'acte de vente. À défaut, le vendeur ne pourra pas s'exonérer de la garantie des vices cachés. L'entrée en application est fixée au 1er novembre 2007 (Décret 2006-1147 du 14 septembre 2006. JO du 15 septembre).
L'ÉTAT DES RISQUES NATURELS, TECHNOLOGIQUES ET SISMIQUES La vente ou la location d'un bien immobilier situé dans une zone à risques est subordonnée à la présentation de cet état.
La loi du 30 juillet 2003 sur les risques technologiques, naturels
ou sismiques et son décret paru au Journal officiel du 17 février
rend obligatoire l'information de l'acheteur ou du locataire sur la
situation de son logement si celui se situe dans une zone couverte
par un plan de prévention des risques technologiques ou naturels, ou
dans des zones de sismicité.
La détermination des biens concernésC'est le préfet qui arrêtera la liste des risques naturels
prévisibles (feu de forêt, avalanche, éruption volcanique, séisme,
mouvement de terrain…) et des risques technologiques (proximité
d'installations ou d'établissements contenant des quantités notables
de substances dangereuses…) auxquels une commune est exposée sur
tout ou partie de son territoire. Le document d'état des risques devra être annexé aux avant-contrats et contrats de vente ou de location. Il comprendra, pour chaque commune :
Cet état devra être établi moins de six mois avant la date de
conclusion du contrat de location écrit, de la promesse de vente ou
de l'acte réalisant ou constatant la vente d'un bien immobilier
auquel il est annexé.
LE DIAGNOSTIC DE PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE Il décrit la consommation d'énergie effectivement consommée ou estimée d'un logement, neuf ou ancien, mis en vente ou en location. Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est l'un des changements majeurs de cette fin d'année en matière de diagnostics immobiliers.
Effectif depuis le 1er novembre 2006, le diagnostic de performance
énergétique décrit la consommation d'énergie effectivement consommée
ou estimée d'un logement, dans le cadre d'une utilisation standard.
Il est complété par des recommandations pour réaliser des économies
d'énergie.
Vente et locations sont concernéesCe nouveau diagnostic concerne toutes les ventes de biens immobiliers réalisées depuis le 1er novembre 2006. Dans le cas de la vente d'un lot de copropriété, il portera sur les parties privatives de ce lot. Le vendeur doit informer l'acquéreur potentiel sur les performances énergétiques du local, pour lui donner une idée des charges qui l'attendent. La performance sera notée sur une échelle allant de 1 à 6. La lecture du diagnostic de performance énergétique sera facilitée par une estimation chiffrée en euros et par l'utilisation d'une double étiquette :
D'une validité de 10 ans, ce certificat annexé à la promesse de
vente ou à l'acte authentique n’a qu’une valeur informative. Il
n'oblige en rien à effectuer des travaux et n'engage pas la
responsabilité du vendeur.
Bien entendu, les consommations réelles des bâtiments dépendront très directement des conditions d’usage et de la température effective de chauffage. Ces estimations permettront une comparaison objective de la qualité des logements et bâtiments mis en vente. Des enjeux importantsLe diagnostic de performance énergétique est un des volets du "Plan Climat" pour renforcer les économies d'énergie et réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le domaine du bâtiment. Cette étiquette énergie est un grand progrès dans l'information des usagers : elle permettra notamment à chaque ménage français qui achète un bien immobilier de mieux mesurer l'impact sur l'effet de serre de ses choix d'énergie et mieux évaluer la facture qu'il devra payer. En effet, ce document leur permettra :
Le diagnostic de performance énergétique sera également utile au vendeur (ou au bailleur) qui pourra mettre en œuvre les moyens pour valoriser son logement et ainsi le vendre (ou le louer) au meilleur prix.
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